viernes, 8 de octubre de 2010

ENTREVISTA A MARIE DARRIEUSSECQ EN "EUSKONEWS"

Entrevista publicada en la revista digital Euskonews http://www.euskonews.com/. La portada del libro que ilustra la entrevista se corresponde con la traducción al euskera de “Le Pays”, publicada en la editorial Alberdania.

La romancière bayonnaise Marie Darrieussecq répond aux questions de Thomas Pierre, anthropologue et membre d’Eusko Ikaskuntza. Elle témoigne de son rapport à la langue et à l’actualité basque au regard des thématiques abordées dans son ouvrage intitulé Le Pays paru en 2005 aux éditions POL. Cet entretien, réalisé en mai 2008, fait échos au récent article de l’écrivaine intitulé «Indépendantiste ne veut pas dire terroriste» et paru dans le quotidien Libération le 12 mai 2010.
Dans votre ouvrage intitulé Le Pays vous suggérez très adroitement l’existence du sentiment complexe de familiarité et d’extériorité que peuvent connaître les personnes non-bascophones mais ayant grandi dans un environnement familial bascophone. Pouvez-vous m’en dire plus?
Chacun a un petit pays de référence. “Le Pays” est un texte qui fait référence à tous les petits pays. Dans mon roman, il s’agit d’un pays imaginaire, le « Pays yuoangui ». Il fait référence à l’expérience qu’ont beaucoup de gens qui ont été élevés dans plusieurs langues. Dans mon cas, la langue dominante était le français parce que c’était la langue de l’école, de la télévision, de la radio et celle de mon père. Il y avait tout un autre pan, celui de ma mère, qui parlait basque et qui me parlait basque. J’ai des souvenirs confus d’entendre parler euskara parce qu’en fait il y a eu un moment où on a complètement basculé du côté français quand moi j’ai dit, très tôt selon la légende familiale, la seule phrase que je savais dire en basque : “euskaraz, ez”. Je pense que c’était vraiment pour ne pas parler une langue que mon père ne comprenait pas. C’était œdipien. C’était pour rester fidèle à mon père. C’est un bilinguisme qui a raté puisqu’il arrive que cela ne rate pas même lorsque les parents ne parlent pas la même langue. Là, ça a raté pour diverses raisons. Mais il m’est resté une familiarité. Par la suite, lorsque j’ai voulu réapprendre le basque, c’était à la fois plus facile et plus difficile que pour d’autres. J’avais la structure. Elle m’était évidente et pourtant dieu sait qu’elle est complexe. Mais je suis incapable de parler concrètement, j’ai un vrai blocage psychologique, ça rentre et ça ne sort pas, j’absorbe, j’arrive à peu près à lire et il m’est impossible de parler. Tout ça est strictement biographique mais, dans le livre, il y a un reflet de cela.
Page 132, vous écrivez également « La langue est utile ». Pensez-vous que le cours de l’Histoire aboutisse inéluctablement à l’inutilité sociale de l’euskara?
A une époque où j’avais moins réfléchi que maintenant, je disais qu’il y avait un côté archaïque à la langue basque du fait de son ancienneté, du fait qu’elle n’ait pas été écrite pendant longtemps. En fait, le français n’est pas du tout, comme le cliché le suppose, plus rationnel et plus clair que le basque. En le réapprenant, je me suis aperçue effectivement que, par bien des aspects, le basque était largement aussi intéressant que le français, et d’une rationalité autre, parfois plus efficace.
Toujours pages 76 et 77, vous écrivez: «Les amputés sentent encore leur membre fantôme, les influx dans les nerfs coupés. C’est un fait qui a souvent été rapporté après les guerres, et dans les pays à sol miné», vous allez donc jusqu’à utiliser l’idée d’amputation. Avez-vous fait l’expérience personnelle de ce sentiment?
Tout mes livres sont fondés sur cette idée d’amputation, sur l’idée du manque. Dans "Le Pays", il manque peut-être plus particulièrement la langue mais il manque aussi le frère. Il y a plein de choses qui manquent. Je pense que tout se rejoint dans une espèce de vaste amputation et il faut vivre avec. Après est-ce que cette langue m’a manqué? On ne peut pas dire qu’elle me manque. S’il y a une douleur dans la famille, elle est chez ma mère. Ma mère s’est vraiment sentie amputée. Elle a vécu l’école républicaine dans toute sa violence, avec l’interdiction de parler basque. Moi, je n’ai pas vraiment hérité de cela. J’hérite plutôt d’une fascination. En fait, je crois que j’hérite d’une richesse plus que d’un manque. J’ai l’impression d’avoir hérité de trois pays au lieu d’un, l’Espagne, la France et le Pays Basque. Chez moi, ce n’est pas de l’ordre de la souffrance.
Par ailleurs, vous semblez tenir des propos militants sur les caractéristiques, les mentalités, les contradictions des discours du mouvement culturel basque contemporain en général. Quel regard portez-vous sur les politiques publiques de soutien à la langue basque?
Quand je parle de la “vieille langue” c’est aussi pour signifier le lituanien, le quechua, ... Pour parler de la situation de la langue basque, je me dis que, côté espagnol, ils sont en train de tenter une expérience. On critique beaucoup le fait de forcer les fonctionnaires, par exemple les infirmières, à apprendre le basque. Je trouve qu’au moins ils savent ce qu’ils veulent. Le gouvernement basque essaie de normaliser l’usage de l’euskara. Cela vaut bien le coup d’essayer. C’est une vision optimiste on va dire. J’ai été élevée par une mère qui parle basque comme elle respire donc, pour moi, c’est quelque chose de très familier.
Pensez-vous qu’il y ait nécessairement un lien entre sentiment nationaliste et usage de la langue basque quand vous écrivez « j’entendais la vieille langue comme la langue des autres comme la patrie de ceux qui n’en avaient pas».
Le paradoxe du “Pays” c’est que c’est un livre universaliste quant aux petits pays. Ce n’est pas du tout la défense d’une patrie. C’est un livre très utopiste qui imagine une planète faite de petits pays. C’est un livre anti-jacobin. J’ai fait l’école de la République, j’ai fait Normal-Sup qui est une espèce d’apothéose de cela. Et, vraiment, j’ai baigné dans le jacobinisme sans m’en rendre compte. C’est seulement aujourd’hui, grâce en particulier à des conversations avec des intellectuels basques, que je me rends compte que j’ai été élevée dans ces idées. De toute «évidence», la France était la patrie des Lumières, et tout ce qui était langue bretonne, langue basque,... tout ça, c’était ringard. Et j’ai fait tout un cheminement pour me poser des questions simples, pour me demander par exemple : si le Pays Basque était indépendant, cela menacerait qui exactement et pourquoi ? Comment se fait-il qu’il y n’ait jamais (dans les quotidiens Libération, Le Monde, etc.) de couverture des énormes manifestations qu’il peut y avoir à Saint-Sébastien? Pourquoi n’y a t-il pas de couverture des tortures dans les commissariats? Pourquoi est-ce à ce point nié? Je ne vais pas comparer avec la Tchétchénie, il ne faut pas exagérer mais enfin... Un avocat (français, parisien) m’a expliqué que le niveau de violence de certaines tortures dans les commissariats espagnols est le même que certaines techniques d’Arabie Saoudite: la privation de sommeil, le sac sur la tête, les menaces de mort... Et Amnesty international s’en fait l’écho. Pourquoi n’en parle t-on jamais en France? Je connais plein de journalistes français. Quand je me mets à parler de ça, ils croient que je suis paranoïaque. Ils croient que je suis folle. C’est exaspérant. Une planète de petits pays, je trouve que cela ne menacerait personne. Cela pourrait très bien fonctionner, ce n’est pas un livre militant mais c’est un livre pour secouer un peu cet espèce de jacobinisme tellement sûr de lui... comme si l’on ne pouvait pas penser autrement.
Plus loin vous faite référence tant à la tentative de rendre nationale et académique la langue basque qu’au sentiment d’ancestralité et au caractère pré-indoeuropéen auquel renvoie systématiquement cette langue : «La langue yuoanguie était une arme d’un autre modèle – une langue idéale pour le Nobel. Une langue d’opprimés, une ancienne langue orale qui était une langue neuve pour la littérature. Ni patois ni dialecte, ni papou ni pygmée, elle avait résonné sur le socle eurasien bien avant que les Indo-Européens n’y tentent leur premier areuh». Croyez-vous en l’existence ou en la constitution d’une littérature basque ? La littérature basque se définit-elle nécessairement par l’usage de l’euskara?
Il y a un très bon livre —La République mondiale des lettres de Pascal Casanova— sur les petites littératures et toutes les stratégies qu’elles ont pu avoir pour essayer de devenir universelles. Traductions? Pas traductions? Ecrire en anglais ou non? Je pense qu’il y a un bel effort de constitution d’une littérature basque. Je pense en particulier à quelqu’un comme Bernardo Atxaga. Pour moi, il est calibré pour faire un Prix Nobel. Il aura le Prix Nobel. C’est un bon moyen d’accéder à l’universalité. Il y a beaucoup d’écrivains Basques qui sont des bons écrivains. Il y a plein de gens qui ont 35 ans qui écrivent comme des fous... Il y a une littérature basque, c’est incontestable. Les maisons d’édition et le gouvernement basques font des gros efforts pour traduire, dans les deux sens. Cela reste un effort national et nationaliste, mais c’est par ce biais que la littérature basque pourra être traduite dans cet esperanto moderne qu’est —qu’on le veuille ou non— l’anglais. Mais le questionnement des intellectuels basques est souvent douloureux : faut-il écrire en espagnol pour parler du Pays Basque, pour espérer élargir le public ? Doit-on obligatoirement parler de la cause basque dans les romans basques, ou peut-on se permettre de parler de toute autre chose, peut-on s’autoriser d’une visée universelle, comme dans les cultures plus mondialisées? J’ai la chance de m’en foutre un peu. J’ai toujours écrit en français. C’est une langue formidable pour un écrivain. C’est une langue qui, d’emblée, a une mythologie littéraire. Une langue avec un grand passé littéraire, et qui est associée, encore aujourd’hui, à la littérature. Hasier Etxeberria, qui est un ami, me dit: “Tu es un écrivain basque, comme un escargot est un escargot”. Pourquoi pas, ça ne me gêne pas! Ma nationalité je m’en fous. J’aime bien —c’est une forme de snobisme aussi— mais j’aime bien dire: “Je ne suis pas un écrivain français”. Parce que si être un écrivain français c’est être Jean d’Ormesson, non, je ne suis pas un écrivain français. Je n’entrerai jamais à l’Académie française, je n’ai jamais eu aucun Prix, je n’en veux pas, à part pour les sous, mais ça c’est autre chose! J’ai la chance d’être régulièrement traduite, je me vis comme un écrivain, point barre. J’écris en français mais en étant consciente que ce n’est pas un état de nature c’est-à-dire que je pourrais écrire dans d’autres langues. Cela me donne la possibilité de jouer avec, d’être assez libre en français.
Il y a quelques années, il vous est arrivé de créer la polémique en Pays Basque?
Il y a quelque temps, j’ai beaucoup choqué le milieu basque en déclarant dans Libération que c’était un pays raciste et xénophobe. Et j’ajouterais aujourd’hui : d’une homophobie spectaculaire, comme dans beaucoup de petits pays et de petites villes. Le macho basque, c’est quelque chose... Dans Libé c’était certes de la provocation, mais ce n’est pas entièrement faux, le racisme basque. C’est un pays qui risque sans cesse d’être très fermé sur lui-même par peur de perdre une identité relativement fragile. C’est très compréhensible, cette peur. J’ai été élevée pendant 17 ans à Bayonne, le seul arabe c’était le fils du consul du Maroc et, en même temps, il n’y a qu’au Pays Basque —et en Alsace— que j’ai entendu des gens tenir des discours d’un racisme aussi monstrueux. A Paris, où la population est très mêlée, je n’entends pas la moitié de ce qui se dit au Pays Basque. Et, autre chose qui m’a étonné, c’est l’antisémitisme basque. A Paris, il y a aussi des gens antisémites mais ils s’autocensurent plus qu’au Pays Basque. Il y a un relâchement de la parole au Pays Basque. Alors, évidemment, tout le monde n’est pas comme ça! Ca se passe dans les petits milieux refermés sur eux-mêmes. Cela ferait du bien d’avoir un peu d’air, un peu plus d’immigration, de couleurs autre que le vert blanc rouge, un peu de bazar quoi... Le paradoxe c’est que les Basques sont des gens qui ont beaucoup voyagé, il y a une diaspora, les Basques sont eux-mêmes des migrants.
Vous faites également allusion à une autre thématique classique qui apparaît fréquemment, de manière plus ou moins sous-jacente, dès qu’il est question, dans les discours, d’identité basque. Vous écrivez par exemple : «Teint clair, grand front, fortes mâchoires : hommes et femmes de ce pays, si peu mélangé qu’un rhésus en caractériserait le sang, 0 – disent-ils ; et un portrait génétique, une forme de nez, un lobe d’oreille : comme dans cette série américaine désuète, où les extraterrestres sont reconnaissables à leur auriculaire très court». Quel rapport entretenez-vous avec cette idée, ce sentiment de singularité?
Il y a des dérives. Lorsque l’on commence à m’expliquer que l’on a un sang particulier... je ne suis pas d’accord. A l’inverse, ce qui est marrant, c’est que lorsqu’on dit qu’il y a un type physique basque, aujourd’hui, c’est un discours interdit. Politiquement incorrect. Il ne faut pas exagérer non plus, il y a un type, j’ai le nez et les mâchoires basques, si on va par là. Grands et larges ! Cela devient interdit aussi de dire ça, ce qui est dommage puisque ce sont des choses qui existent. Je suis une romancière. Les mythes et les clichés m’intéressent. Cela m’intéresse que les gens n’aient pas la même gueule ici et là-bas. Mais cela m’intéresse aussi qu’ils se mélangent. Ce sont les récits qui m’intéressent. Ce qui revient à dire que le brassage, le mélange des histoires m’intéresse.
Quand vous écrivez : «Le Pays Yuoangui avait le mauvais goût de vouloir exister», soutenez-vous que tout pays est une fiction, un fantasme?
Quand je parle “du mauvais goût de vouloir exister” c’est vraiment une phrase ironique, je fais référence à ce sentiment permanent que j’ai quand, à Paris, lors les dîners en ville comme on dit, je me mets à parler du Pays Basque. Dans ces moments-là, je suis de mauvais goût. Les gens me trouvent chiante là-dessus. Oui, c’est de mauvais goût de parler du Pays Basque. Parler des Kurdes, ce n’est pas de mauvais goût. Cela m’énerve. Je ne vois pas, au fond, pourquoi je suis de mauvais goût en parlant d’un pays. Je ne suis pas indépendantiste et je suis contre la violence mais si un jour la nationalité basque existait, je pense que je la prendrais. Cela m’irait. Pourquoi être française, c’est un hasard. Alors, dire ça, c’est de très mauvais goût. J’ai pris conscience que le nationalisme n’était pas forcément un péché. En France, le mot a tellement été accaparé par Le Pen. Alors, cela aussi évolue, Ségolène Royal s’est mise à parler de ça, Nicolas Sarkozy évidemment. Cela bouge, mais cela reste de très mauvais goût pour un milieu intellectuel bien pensant. Or, être nationaliste basque, ce n’est pas un péché, c’est une opinion politique. On n’a pas à être mis en prison pour ça, on n’a pas à être torturé. Moi, je suis très choquée par l’histoire d’Egunkaria. Personne n’en a parlé à Paris. C’est hallucinant. A l’époque, quand j’ai essayé d’en parler, de faire passer des articles dans la presse, les gens s’en foutaient complètement, ils pensaient même que j’exagérais, c’est très, très étrange. On tabasse des journalistes, on ferme un journal, on saccage leurs locaux, ça se passe à une heure d’avion de Paris, personne de moufte. Et même s’ils avaient soutenu l’ETA, ce qui je pense est faux, cela resterait une opinion. C’est aussi pour ça que j’ai écrit Le Pays, c’était une façon de protester de façon romanesque, d’essayer d’ouvrir un peu les yeux des gens.
Dans un entretien accordé à la revue Atlantica en 2005, vous dites avoir voulu faire un livre sur «l’absence de frontière comme souffrance». Pensez-vous que le sentiment de souffrance soit une caractéristique importante des sentiments contemporains d’appartenance basque?
Je pense que tout est fondé sur la souffrance. Tant qu’il y a des gens qui souffrent de ne pas avoir un Pays Basque, de ne pas avoir un Pays à eux, ce qu’on appelle le problème basque perdurera. C’est fondé sur la souffrance. Sur ce manque. Ce manque que je n’éprouve pas. Ce n’est pas vraiment ma souffrance mais c’est, par exemple, celle de ma mère. Je pense que cette souffrance est le fondement du nationalisme basque. Dire à Paris que “l’absence de frontière est une souffrance”, les gens ne comprennent pas parce qu’ils sont tous là à rêver d’une planète ouverte à tous les vents, sans frontière. Cela reste une utopie mais dans l’état actuel des choses je ne vois pas au fond pourquoi les Basques n’auraient pas de frontière, en étant européens. Une frontière à la Maastricht. Il faut faire un referendum. Mais ça ne bouge pas.
En Pays Basque nord, comment percevez-vous les rapports contemporains à la question de la reconnaissance politique de la culture et de la langue basque?
Pour le dire vite, disons qu’en Pays Basque français, il y a une adhésion aux valeurs des Lumières, aux valeurs républicaines, qui sont contre le maintien des langues qu’on appelle “régionales”. C’est affreux, j’ai horreur du mot région. Il y a des gens qui se sentent personnellement menacés par l’existence de la langue basque. Je pense que c’est de l’ordre de la menace. De l’ordre de la peur. Demander une baguette en basque dans une boulangerie d’Ahetze ou d’Hendaye, par exemple, et on vous regarde comme un terroriste. Puis il y a cette idée selon laquelle, au fond, ce serait tellement plus simple si tout le monde parlait une espèce de sabir anglais ! Alors que vient faire le basque au milieu de cette idée? Il apparaît archaïque, ringard, dépassé, désuet. Lorsqu’on perd une langue, je ne sais pas ce qu’on perd mais on perd quelque chose. La disparition des langues rendent certaines personnes malades. Je n’en suis pas là mais il se trouve que, par attachement familial, j’aime la langue basque. Ma participation, c’est écrire un roman, en parler aux médias quand je peux parce qu’ils ne sont pas toujours réceptifs et, un jour, de traduire un écrit en basque. Je trouve fascinant et troublant que l’on donne tellement la parole en France à quelqu’un comme Fernando Savater qui est présenté comme le Salman Rushdie local. Je trouve très regrettable la situation dans laquelle il est, mais qu’on le mette tellement en exergue par rapport aux journalistes d’Egunkaria entre autres, c’est vraiment agaçant. C’est de la peur jacobine et de la méconnaissance du dossier. La problématique basque n’est pas du tout glamour, ce n’est pas à la mode et, d’ailleurs, Le Pays est celui de mes livres qui a le moins marché. Pourtant, il n’est pas plus difficile qu’un autre de mes livres. Mais il traite d’un sujet déroutant, les gens n’en ont rien à faire».
Finalement, le « Pays yuoangui » est-il Euskal Herria?
Après avoir lu mon roman, j’ai des amis qui m’ont dit que cela ne ressemblait pas du tout au Pays Basque. C’est exactement ce qu’on appelle l’inquiétante étrangeté, cela y ressemble tout en étant différent.

EL SEÑOR DE LOS VAMPIROS (JEANNE KALOGRIDIS)

LA NOVELA: Durante medio siglo, una hermosa mujer ha sido prisionera de la crueldad de un hombre. Se trata de Zsuzsanna, la otrora exquisita sobrina de Vlad Tsepesh, también conocido como Drácula. Ahora, a través de una ceremonia de sangre y pasión, Zsuzsanna está a punto de ser liberada por la caricia de una mujer, Elisabeth de Bathory, la hermosa y sensual condesa decidida a destruir a Vlad. Pero cuando Zsuzsanna viaja a Inglaterra con Elisabeth, recibirá una amarga sorpresa, pues mientras las amantes acechan a Abraham Van Helsing, Zsuzsanna descubre que Elisabeth tiene una vida secreta… un pacto con un ser más poderoso y peligroso que Drácula: el mítico Señor Oscuro.

RESEÑAS: Una narración inteligente y astuta junto con una historia como para relamerse… ‘El señor de los vampiros’ lleva la acción hasta el propio Stoker con una trama que se solapa a la del famoso original (Kirkus Reviews)
Una nueva novela verdaderamente notable... Kalogridis, sin duda, ha demostrado ser un nombre que tener en cuenta (Review Journal)
Suspense, nueva mitología vampírica y pasajes eróticos que recuerdan a Anne Rice en su mejor época. Una novela tan interesante como original (Publishers Weekly)
Jeanne Kalogridis ha creado un héroe vampiro que habitará en mis sueños durante décadas… durante toda mi vida (Mail on Sunday)

LA AUTORA: Jeanne Kalogridis nació en Florida en 1954 y estudió en la Universidad del Sur de Florida, especializándose en lengua rusa. Fue profesora de lengua y literatura inglesa en la Universidad de Washington D. C. durante ocho años antes de dedicarse por completo a escribir. Ahora reside en California.
Es autora de otras dos novelas de su aclamada trilogía vampírica: Pacto con el vampiro e Hijos del vampiro. También ha publicado varias obras más, entre las que destacan En el tiempo de las hogueras (Plaza y Janés), La cautiva de los Borgia y El secreto de Mona Lisa (ambas en Grijalbo). Su obra se encuadra entre la ficción histórica y la historia propiamente dicha.

VASCOS Y CRIMINALES: JOAQUÍN LLORÉNS

Joaquín Lloréns nació en julio de 1962 en Bilbao, aunque tras licenciarse en Ciencias Empresariales y trabajar dos en una multinacional del sector de la consultoría, trasladó su residencia a finales de los ochenta a Mallorca, donde vive entre sobresaltos con la también escritora Inés Matute Sánchez y las dos hijas de ambos, nacidas en la isla. Tras sobrevivir a la crisis de los cuarenta, volvió a centrarse en la creación literaria. Los frutos más relevantes de ello, son la serie de novelas de “Beatriz, investigadora licenciosa”, una investigadora no profesional y de personalidad algo excéntrica en sus relaciones afectivas, siendo sus primeros títulos Citas Criminales y Amor envenenado.
Ha escrito numerosos cuentos -algunos de ellos, protagonizados por el Inspector Cenizo, han sido publicados en “La bolsa de pipas”-, poemas -participando en antologías poéticas como La Casa del Poeta- y el poemario 52 semanas. Ha publicado numerosos artículos en Quehacer Editorial, Espacioluke y en Agitadoras.com, revista cultural on-line de la que es Editor. Forma parte del grupo de agitación poética “El último jueves” y es miembro activo de la Red Internacional de Editores y Proyectos Alternativos y desde este momento de nuestra Galería de Vascos y Criminales

AMOR ENVENENADO


 
Alberto, padre adoptivo y mentor de Beatriz, le encarga un nuevo trabajo a la atractiva, intrépida y casquivana joven. Alguien, aprovechando la ausencia por vacaciones del gerente, ha robado más de tres millones de euros del dinero negro guardado en la caja fuerte de Promocastro, una promotora de Cantabria de la que Alberto es socio. La opacidad fiscal del dinero hace inviable denunciarlo a la Policía. Beatriz viaja a Santander usando como tapadera el cargo de auditora interna, ya que la limpieza del robo parece apuntar claramente a un trabajo hecho desde dentro..., hasta que la investigadora licenciosa se topa con un cadáver. La intervención de la Guardia Civil es inevitable. Pero, ¿son el ladrón y el asesino la misma persona?
A partir de ese momento, y en paralelo a Ramón Sigüenza, guardia civil de la comandancia de Santander, rastreará por toda la ciudad los pasos del criminal que parece ir siempre dos pasos por delante. Auxiliada por sus, siempre a punto, armas de mujer, irá introduciéndose en los turbios negocios inmobiliarios de Cantabria, donde el amor se compra en efectivo. Sus métodos poco ortodoxos le harán seguir la pista del dinero hasta los oscuros callejones de Ámsterdam, donde, quizás influenciada por la embriaguez del hachís, sentirá en su nuca el aliento de una sombra. Poco a poco, su impetuoso empuje y la proximidad de la verdad provocarán que navajas y revólveres apunten en su dirección con intención asesina.

CITAS CRIMINALES


Beatriz Segura, investigadora independiente especializada en empresas, se ve metida por casualidad en la investigación de una serie de muertes que ocurren alrededor de una pequeña empresa informática radicada en las Islas Baleares que va a ser vendida a una gran multinacional. Los sucesivos accidentes y suicidios le harán sospechar que hay una mano que los está moviendo y que, por tanto, ante lo que está sucediendo delante de sus ojos no son meros accidentes sino una serie de asesinatos.

jueves, 7 de octubre de 2010

VASCOS Y CRIMINALES: FERNANDO MARÍAS

Fernando Marías es un escritor atípico, dicho sea en el más elogioso sentido de la palabra, pero no se puede poner en duda su querencia por la novela negra ni que sus obras, aunque no todas puedan ser calificadas directamente como “novelas negras”, sí son fronterizas con el género, por eso merece ser incluido en esta Galería de Vascos y Criminales

LA LUZ PRODIGIOSA

Federico García Lorca no murió la noche del 18 de agosto de 1936. Amnésico y desfigurado a causa de los disparos, sobrevivió durante muchos años sin saber quién era. En 1962 fue visto por última vez, tal y como se relata en esta novela, pero tal vez vivió mucho más.

ESTA NOCHE MORIRÉ

“Me suicidé hace dieciséis años”. Así comienza esta inclasificable novela, que relata la sofisticada venganza tramada por un criminal contra el policía que lo encerró.
¿Es posible dirigir una vida ajena hacia el fracaso y el desastre emocional a través de un plan minuciosamente ejecutado durante años?
La venganza más terrible es la que nos persigue después de la muerte.

EL NIÑO DE LOS CORONELES

Victor Lars, francés colaboracionista con los nazis que tras la segunda guerra mundial huye a la imaginaria república centroamericana de Leonito, y Jean Laventier, psiquiatra que lo persigue incansablemente a lo largo de las décadas, son dos de los protagonistas de esta novela de tramas múltiples entrelazadas. Novela sobre los torturadores y sobre quienes se oponen a ellos, la novela gira alrededor de la búsqueda del monstruoso ser bautizado “El Niño de los coroneles”, revisión actual y terroríficamente verosímil del mito de Frankenstein.

LA MUJER DE LAS ALAS GRISES

¿Es capaz la magia del cinematógrafo de cometer asesinatos y magnicidios que en su momento nunca ocurrieron? Y el amor, ¿es realmente una maldición que puede hacernos inmortales? “La mujer de las alas grises” narra la prodigiosa peripecia vital de Teopista Vega, legandaria protagonista de la película pornográfica que fascinó al joven rey Alfonso XII. Una mujer solitaria y valiente que intentó la aventura prohibida de reinar libre en un mundo regido por hombres.

INVASOR

La conciencia puede ser un arma mortal. Invasor es una insólita combinación de novela política e historia de terror protagonizada por un militar español en el trasfondo de la guerra de Irak.

TODO EL AMOR Y CASI TODA LA MUERTE

Principios del siglo XX: Gabriel, infortunado poeta itinerante, vive atrapado en la pasión por una mujer que no existe, y tal obsesión condicionará su amor por Leonor, mujer de carne y hueso cuyo destino está trágicamente unido al del atormentado indiano Tomás Montaña.
Principios del siglo XXI: Sebastián, un hombre corriente en el punto de mira de una terrorífica banda criminal, se ve obligado a hacerse desaparecer a sí mismo para luego renacer bajo una identidad falsa. Pero no podrá superar el deseo que, como una condena a muerte, lo atrae sin remedio hacia Vera, insólita mujer fatal que desapareció misteriosamente de su vida tiempo atrás.
Novela sobre la fuerza del deseo y la oscuridad de los sentimientos, "Todo el amor y casi toda la muerte" redefine la literatura amorosa y el thriller psicológico a través de las historias de dos hombres de diferentes épocas unidos por una misma maldición.

PRESENTACIÓN EN DONOSTIA DE "SACRIFICIO DE INVIERNO", DE MONS KALLENTOFT

El próximo viernes 15 de octubre, a las 18:00 horas, en la librería Elkar (C/Fermin Calbeton, 21) en Donostia-San Sebastián, Mons Kallentoft presentará su novela Sacrificio de invierno, para lo que estará acompañado por Juan Mari y Elena Arzak.

LA NOVELA: En la pequeña ciudad sueca de Linköping, Malin Fors, una joven comisaria de policía, debe hacerse cargo de un espantoso caso de asesinato. Un hombre ha aparecido colgado de un árbol, con signos evidentes de haber sufrido una terrible tortura. La identificación del cadáver permite revelar que la víctima es Bengt Andersson, un personaje marginal que sobrevivía gracias a las ayudas sociales. Malin Fors descubre que la víctima sufría el acoso y las burlas de sus vecinos en una de las zonas más deprimidas de la ciudad. Bengt Andersson no contaba con ningún apoyo familiar ya que su madre murió, su hermana Rebecka fue dada en adopción y él mismo atacó a su padre con un hacha tras años de maltrato. A lo largo de su investigación, la joven comisaria tendrá que barajar varias pistas: la de un antiguo y cruel ritual vikingo, la de dos adolescentes conflictivos que maltrataban a Bengt Andersson y la de la familia Murvall, cuya hija fue presuntamente violada por el primero.

EL AUTOR: Mons Kallentoft creció en la pequeña ciudad obrera de Linköping, en Suecia. Pasó su infancia completamente ajeno a la literatura hasta que, a los catorce años, los libros irrumpieron en su vida para no abandonarlo nunca más. Admirador de escritores de la talla de Kafka, Hemingway y Orwell, Mons Kallentoft se ha decantado por la novela negra, a la que imprime un estilo muy particular. Su primera novela, Pesetas, describía el turbio mundo del tráfico de drogas en Madrid, ciudad en la que residió el autor. Tras la buena acogida recibida, Mons Kallentoft publicó cuatro títulos más, en los que la tradición de la novela negra sueca se ve enriquecida por influencias tales como el cine de los hermanos Coen. Sacrificio de invierno, primera entrega de la serie protagonizada por la comisaria Malin Fors, ha obtenido un éxito espectacular en Suecia, donde se ha mantenido durante tres meses como el libro más vendido, y está triunfando ya en toda Europa.

LAZOS DE SANGRE (KEVIN EMERSON)

LA NOVELA: Los Nocturne se dirigen a Morosia, una ciudad vampírica subterránea, para visitar a sus parientes del Viejo Mundo. Pero Oliver, Dean y Emalie tienen sus propios planes para el viaje. Los tres amigos creen que una misteriosa mujer llamada Selena, que vive en Morosia, podría ayudarlos a descubrir la verdad sobre la desaparición de la madre de Emalie y sobre el destino de Oliver en el mundo de los vampiros. Y no tienen tiempo que perder, porque si el siniestro Consorcio de la Penumbra encuentra a Selena antes que ellos, todas esas respuestas podrían desaparecer para siempre.

RESEÑAS: La serie de vampiros de Kevin Emerson tiene todos los ingredientes para convertirse en otro fenómeno de la magnitud de ‘Los diarios de Greg’, de Jeff Kenney (Boys Life)
Emerson crea un vampiro vulnerable que muestra su lealtad a los que están a su lado, ya sean humanos, vampiros... o zombis (Teens Read Too)
La habilidad de Kevin Emerson para escribir diálogos que reflejen el sentir adolescente queda demostrada en la serie de Oliver Nocturne. Una lectura magnífica tanto para adolescentes como para adultos (Kirkus Reviews)
Acción, romance y muchos colmillos: los ingredientes que han encumbrado la serie ‘Crepúsculo’ pueblan esta nueva serie para adolescentes que arrasa en Estados Unidos (Teen Vogue)

EL AUTOR: Kevin Emerson es autor de la serie Oliver Nocturne y de la novela Carlos Is gonna Get It. Ha sido profesor de ciencias y continua trabajando con niños y adolescentes a través de varios programas diferentes. Además, ha formado parte de numerosos grupos de música, para los que ha tocado, cantado y escrito canciones; en la actualidad, es integrante del grupo “Central Services” y del grupo derivado de este primero, “The Board of Education”, que hace música para niños.
Se graduó en Biología y además de escribir, también pinta. Vive en Seattle.

miércoles, 6 de octubre de 2010

FICHERO DE NOVELAS NEGRAS: 246.-LOS SECRETOS DEL CLUB LÁZARO (TONY POLLARD)

Título: LOS SECRETOS DEL CLUB LÁZARO
Título original: THE SECRETS OF THE LAZARUS CLUB
Autor: TONY POLLARD.
Editorial: ROCA.
Trama: La aparición en el londinense río Támesis, en el año 1857, de una serie de cadáveres de mujeres a las que se les ha arrancado previamente el corazón hace que la policía pida la colaboración del doctor George Philips, prestigioso cirujano de un hospital londinense, aunque el doctor corre el riesgo de ser uno de los principales sospechosos, ya que es uno de los pocos londinenses con la destreza necesaria para realizar ese tipo de acciones. De todos modos no podrá preocuparse por demostrar su inocencia ya que se verá implicado en una conspiración que afecta a un club en el que se reúnen los cerebros más privilegiados de la Inglaterra de la época.
Personajes: Geoge Philips, cirujano enamorado de su profesión y hombre curioso y escéptico por naturaleza, Isambard K. Brunel, personaje real, ingeniero autor de algunas de las obras más importantes de la época, hombre vehemente y apasionado al que no es fácil contradecir, lord Ockham, aristócrata nieto de lord Byron, obsesionado por la muerte de su madre y que pese a sus orígenes no desdeña trabajar como obrero para conseguir sus fines, Florence Nightingale, personaje real, enfermera de fuerte carácter amiga de Philips, sir Benjamín Brodie, jefe de Philips, miembro del Club Lázaro, no muy partidario de los métodos de su subordinado, Russell, ingeniero de origen escocés, socio de Brunel con el que tiene frecuentes discusiones.
Aspectos a Destacar: La reunión, en la novela, de algunos de los personajes más importantes de la Inglaterra victoriana, como Charles Darwin, Florence Nightingale o Charles Babbage (precursor con su “máquina diferencial” de los ordenadores de hoy en día) y la descripción de lo que significaron para el desarrollo del mundo tal y como lo conocemos, dentro de una historia clásica de intriga.

RITOS ASESINOS (ROMAN CARUS)

LA NOVELA: Del Archivo Secreto Vaticano ha desaparecido un importante documento histórico: en una carta dirigida al Papa Clemente XI, el emperador chino Kangxi expone sus puntos de vista acerca del significado religioso de los ritos, reabriendo la disputa de ritos entre franciscanos, dominicos y jesuitas. De pronto todo el mundo parece interesarse por la carta, hasta el extremo de llegar al asesinato.
El inspector Bustamante debe actuar con celeridad, pues el caso podría tener repercusiones en las relaciones diplomáticas entre China y el Vaticano, y en ese momento una delegación de obispos chinos se halla en Roma. El inspector demostrará sus conocimientos de los entresijos vaticanos y del alma humana.

EL AUTOR: Roman Carus nació en Alemania, país en el que reside actualmente, pero ha pasado muchos años de su vida en Italia. Su actividad profesional abarca numerosos campos, al igual que sus aficiones: vinicultura, composición musical, expediciones por el Himalaya. Asimismo es un nostálgico de la primavera del 68, como muchos otros de esta generación ¡lleva corbata! Aunque de vez en cuando aflora su espíritu revolucionario, como cuando aborda la evolución de la iglesia. Después de la novela Mein Vater; der Pappst (Mi padre el Papa) vuelve a sorprender a los lectores con otra novela de intriga religiosa.

PRESENTACIÓN EN VITORIA DE "LA ENCRUCIJADA DE HERMES", DE PEDRO GONZÁLEZ DE VIÑASPRE

LA NOVELA: Revivir el espíritu de El Mago de Oz, la intriga por conocer su identidad y los oscuros objetivos del encantador de serpientes que guiaba los pasos de varios aventureros por el camino de baldosas amarillas… El suspense se pone de fondo en esta obra, en la que su autor nos traslada a través de una tortuosa investigación en donde se entremezcla la realidad con la irrupción de fuerzas ocultas.
Fantasía o pesadilla. La misteriosa muerte de un anciano en un hospital de Vitoria desencadena una trepidante carrera hacia lo desconocido. Sus protagonistas se ven obligados a recorrer distintos continentes y a seguir unas pistas que les empujan por un camino sin retorno.

La muerte de Batista Zárate, un antiguo productor televisivo que vivía internado en un hospital tras sufrir un accidente neurológico, aparece rodeada de extrañas circunstancias. Sus reiteradas referencias al suicidio ritual de los mayas y la aparición de un diario legado a su amigo y enfermero, Iñaki Samaniego, impulsan a éste a llevar a cabo una investigación acerca de las motivaciones que han impulsado al paciente a acabar con su vida.
Las indagaciones del joven en el interior del centro sanitario le sumergen en un mundo en el que se entremezclan personajes ambiguos y presencias oscuras que parecen proceder del más allá.
De forma paralela se desarrolla una trama que nace en Shanghai cuando un discreto comerciante –Li Huo- recibe una proposición poco convencional. Un anónimo que se hace llamar el Mago de Oz le invita a realizar un viaje por todo el mundo siguiendo sus instrucciones y con una recompensa final que no revela. Cuando el hostelero chino accede, descubre que hay otras personas en distintos destinos del planeta que han sido convocados también por el enigmático personaje que sigue las pautas de la película infantil dirigida por Víctor Fleming.

EL AUTOR: Pedro González de Viñaspre (Vitoria-Gasteiz, 1964) es licenciado en Ciencias de la Información por la Universidad del País Vasco.
Desde que finalizó su carrera hasta el año 2003 trabajó en diversos medios de comunicación radiofónicos y escritos, en los que ejerció labores de redactor en diferentes secciones. Tras abandonar el periodismo simultaneó sus nuevas ocupaciones laborales con una progresiva introducción en el mundo de la literatura en el campo del relato breve. En este ámbito ha obtenido diversos premios entre los que destacan los obtenidos por parte de la Fundación Catedral Santa María de Vitoria en 2005, del Ministerio de Cultura en 2008 y la ONCE en 2009. Ese mismo año decidió dar el salto a las historias de largo recorrido con la publicación de su primera novela, Los espectros de la luz, en donde se aprecia su querencia por los argumentos de corte policiaco y de misterio, aderezados por una aguda disección de la sociedad contemporánea.

lunes, 4 de octubre de 2010

MAREA DE SANGRE (JOSÉ LUIS MUÑOZ)

En invierno Playa de Aro es una urbe fantasmal. Dos aparentes suicidios sacuden el marasmo hibernal de la población. Ismael Ortiz, jefe de la policía local, se coge a ellos para huir de una rutina que lo está matando lentamente y de una esposa alcoholizada. Pero no es asunto suyo, como le advierte el teniente de la Guardia Civil Abel González, un nostálgico de los viejos tiempos. El policía municipal, ayudado por una de sus agentes, no suelta la presa y sigue, pese a quienes se empeñan en obstaculizarlo, con la investigación de esas dos muertes que está convencido nada tienen de fortuitas.
Marea de sangre es una novela en la que se dan cita crímenes del pasado, sin resolver, con los del presente. Una narración hipnótica que avanza a medida que se desentraña una intrincada madeja en la que aparecen políticos corruptos, banqueros sin escrúpulos, agentes de la ley que miran hacia otro. lado, testaferros rebeldes, prostitutas tiernas, narcotraficantes violentos y pied noir sin alma, fauna microbiana que tiene rápido desarrollo en las charcas de nuestras costas. Pero es también un concienzudo estudio de personajes, con sus bajezas, contradicciones y doblez moral, y una acertada descripción de la sociedad española del año 1988, ávida de dinero fácil a cualquier precio.

La trayectoria narrativa de José Luis Muñoz es lo suficiente amplia y fructífera que, sin lugar a dudas, podríamos calificarlo como uno de los autores contemporáneos más importantes, y mejor valorados, del panorama literario español de las últimas décadas”. (Pedro M. Domene en Cuadernos del Sur).

AGUAS HELADAS (GISA KLÖNNE)

LA NOVELA: Mientras la inspectora Judith Krieger investiga la desaparición en Canadá de su amiga Charlotte, una ornitóloga; su compañero Manfred Korzilius se ocupa del aparente secuestro de un niño cuando paseaba con su perro por las calles de Colonia. Ambos casos causarán bastantes quebraderos de cabeza a los dos jóvenes policías que ya tienen suficientes preocupaciones en su vida privada.

LA AUTORA: La alemana Gisa Klönne nació en 1964. Tras los estudios de literatura alemana y ciencias políticas, trabajó como editora de varias revistas alemanas, antes de convertirse en periodista freelance. Después de publicar relatos policiacos en diferentes revistas, Gisa Klönne decidió centrarse en el ámbito literario. Con Aguas heladas, demuestra no solamente que es una gran autora de novela negra, sino que también hace prueba de una gran sensibilidad y compromiso con el mundo en el que vive, al tratar temas como el acoso escolar, la relación de la tercera edad con el resto de la sociedad o los problemas de pareja.

PACIENTE CERO (JONATHAN MABERRY)

LA NOVELA: Lunes, 13.00 horas. Joe Ledger mata al terrorista Javad Mustapha, alias el Paciente Cero, con dos tiros de su Glock 45.
Miércoles, 08.00 horas: el Paciente Cero regresa de entre los muertos.
Cuando tienes que matar al mismo terrorista dos veces la misma semana, o bien falla algo en tus aptitudes o el mundo se ha vuelto loco… y las aptitudes de Joe Ledger están perfectamente. Ledger es reclutado por el Gobierno para dirigir un nuevo grupo de respuesta rápida ultrasecreto llamado Departamento de Ciencia Militar (DCM) para ayudarlos a evitar que un grupo de terroristas active una terrible arma biológica que tiene la capacidad de convertir a la gente normal en zombis.

RESEÑAS: En esta historia, Maberry le da un nuevo significado a la palabra “zombi”, arrancándola de las páginas de la fantasía folclórica y arrastrándola al mundo de la verosimilitud terrorífica (The Best Reviews)
Con una pizca de procedimiento forense, un poquito de novela negra dura, unas gotitas de thriller médico y un puñado de épica zombi apocalíptica, Maberry elabora una suculenta receta de caos que relata con astucia la paranoia humana (Jay Bonansinga, autor de El asesino del hielo)
¡Este libro es lo más! Me lo leí entero con una sonrisa de puro placer en la cara y todavía sigo sonriendo. ¡Zombis! ¡Terroristas! ¡Científicos locos! ¡Armamento pesado! ¡Cosas volando por los aires! (Times Leader)

EL AUTOR: Jonathan Maberry nació en 1958. Este novelista, dos veces galardonado con el premio Bram Stoker, también es el autor de varios cuentos, obras de teatro y cómics, e imparte clases de escritura.
Su primera novela, Ghost Road Blues, ganó el premio Bram Stoker a la mejor obra novel en 2007. Era el primer volumen de lo que se convertiría en la trilogía de Pine Deep, completada por Dead Man’s Song (2007) y Bad Moon Rising (2008).
En 2009 inició otra serie de novelas, esta vez basada en la amenaza de una invasión zombi encuadrada en un contexto de bioterrorismo y con una marcada estructura de thriller. Paciente cero es la primera entrega.

CAMINO SIN RETORNO (ANDRZEJ SAPKOWSKI)

Andrzej Sapkowski es lo más grande que le ha pasado al género fantástico en décadas, y esta colección de su obra corta demuestra por qué. Desde el space opera de Battle Dust hasta el terror de Tarandarei!, pasando por la política-ficción de En el cráter de la bomba, la versión retorcida de Alicia en el País de las Maravillas de La tarde dorada o la fantasía histórica de Lo que sucedió en Mischief Creek, estos relatos prueban que Sapkowski puede tocar todos los temas que se le ocurran, y hacerlo bien sin dejar de ser inconfundiblemente él mismo. Un relato, Spanienkreuz, es original de la edición española. El volumen se complementa con interesantísimas introducciones del autor a cada cuento, una valiosa mirada sobre el proceso de escritura y la relación de Sapkowski con el fandom polaco y el género fantástico.

viernes, 1 de octubre de 2010

EL COLOR DEL DINERO (WALTER TEVIS)

Walter Tevis retomó al final de su vida al protagonista de su primera novela, El buscavidas, para narrar cómo le había ido a Eddie Felson el Rápido tras su agónico y definitivo triunfo sobre el gran Minnesota Fats en el agotador juego del billar continuo. Si El buscavidas era la lucha de un hombre joven por descubrir su auténtica valía, El color del dinero es la historia crepuscular de un hombre maduro que se pregunta si sus dotes juveniles, y todo lo que conllevaban, se han perdido para siempre, en el contexto de un mundo y un juego muy diferentes a aquéllos donde triunfó. Eddie descubrirá que, a pesar de haber pasado años adormecidos, su instinto por el juego y su apetito por ganar sólo necesitan un empujón para volver a despertar. La película de Martin Scorsese centra su trama en la relación con el personaje interpretado por Tom Cruise, pero en la novela Eddie no se enfrenta a un joven con talento pero sin sabiduría, sino a sí mismo. Una grandísima novela no sólo apta para los interesados en el billar.

LOS VIAJES DE JOENES (ROBERT SHECKLEY)

Con la publicación de Los viajes de Joenes se llena el importante hueco editorial de la falta de obras en catálogo de un grande de la ciencia-ficción como Robert Sheckley. Los viajes de Joenes es una sátira extraordinariamente divertida e incisiva sobre los Estados Unidos de los años sesenta vistos desde la pujante civilización polinesia surgida en el futuro. Sheckley no deja títere con cabeza en esta personal versión de Cándido: su Joenes es igualmente un inocente que, armado con conocimientos teóricos, se enfrenta al mundo real. La influencia de esta novela es probablemente mayor fuera del género que dentro de él; puede percibirse, por ejemplo, en obras de aire netamente sheckleyano como Guía del autostopista galáctico de Douglas Adams o ¡Tierra! de Stefano Benni. En el volumen se incluye también la colección de relatos La tienda de los mundos, inédita en castellano.

EL DEDO DE DIOS (MARIO ESCOBAR)

LA NOVELA: Veracruz, México. Hércules Guzmán Fox, uno de los investigadores más importantes del mundo, tiene que resolver la extraña muerte de un senador norteamericano en el barco en el que viajan hacia los Estados Unidos. Durante la travesía descubrirá que los culpables son un extraño grupo que se creía desaparecido hacía siglos. Las pistas de una antigua reliquia lo llevarán, junto a George Lincoln y Alicia Mantorella, sus inseparables amigos, a Washington, donde se encuentra la clave de un asombroso misterio, asociado a uno de los objetos más poderosos de la historia. El escritor Jack London y un joven Franklin D. Roosevelt les ayudarán a descubrir el enigma que se oculta en las entrañas de la ciudad y que se remonta al descubrimiento de América.

RESEÑAS: Como buen historiador con una mente extremadamente creativa, Mario Escobar sabe fusionar todos los elementos para darnos un relato magistral (La Revista Peninsular).
La serie de novelas históricas de aventuras que Mario Escobar ha escrito protagonizadas por Lincoln y Fox le han situado con razón entre los escritores españoles con mayor éxito de ventas (Miguel Ángel Gómez Juárez, Mujer de Hoy).
Mario Escobar se desenvuelve como un auténtico maestro en el género, imprime una velocidad cinematográfica a su narración y demuestra que es un especialista en finales muy satisfactorios y poderosos (David Yagüe, Comentarios de Libros)
Escobar evidencia sus conocimientos históricos y sirve una trama novelada envuelta en episodios reales e imaginados (Ignacio A. Castillo, La Opinión de Málaga)

EL AUTOR: Mario Escobar, tras un éxito inesperado con su primera novela, es uno de los maestros del thriller histórico en español. Sus libros se han publicado en ruso, polaco, portugués y serbio, y en breve serán traducidos a otros cinco idiomas; además, se han comprado los derechos para llevarlos al cine. Es colaborador habitual de “National Geographic Historia”.
Interesado en los misterios que oculta la historia, la religión y la ciencia, lleva toda una vida dedicado a desvelarlos. Con sus novelas anteriores consiguió entretener y fascinar a miles de lectores en todo el mundo, y ahora regresa con una nueva aventura de sus personajes Hércules Guzmán Fox, George Lincoln y Alicia Mantorella.

FICHERO DE NOVELAS NEGRAS: 245.-EL CASO DEL JUGUETE MORTÍFERO (ERLE STANLEY GARDNER)

Título: EL CASO DEL JUGUETE MORTÍFERO
Título original: THE CASE OF THE DEADLY TOY
Autor: ERLE STANLEY GARDNER.
Editorial: BRUGUERA.
Trama: La ex novia de un hombre divorciado se ve envuelta en una disputa cerca de la custodia del hijo de su antiguo novio, por lo que acude a un abogado para asesorarse. Cuando uno de los implicados aparece muerto su postura se complicará, al ser sospechosa del crimen, convirtiendo un simple caso de custodia filial en otro más complicado --y peligroso-- de asesinato.
Personajes: Perry Mason, abogado criminalista que hace lo posible y lo imposible por defender a sus clientes, siempre que esté convencido de su inocencia, Della Street, su secretaria, la eficiencia en persona, secretamente enamorada de su jefe, Paul Drake, detective que habitualmente trabaja para Mason aunque no siempre esté de acuerdo con sus métodos, Norda Allison, cliente de Mason, joven que se niega a ser manipulada en el juicio por la custodia del hijo de su ex novio, lo que le acarrea una serie de problemas, Lorraine Jennings, mujer divorciada del ex novio de Norda, que intenta atraerla a su causa por medio de engaños, su marido Barton, siempre a su sombra.
Aspectos a Destacar: Mucho antes de que John Grisham elevara a la categoría de “best-sellers” sus novelas sobre abogados, Erle Stanley Gardner fue el precursor y maestro del “thriller judicial”.

jueves, 30 de septiembre de 2010

PRESENTACIÓN EN BILBAO DE "EL SUEÑO DE ORIÓN", DE BEGOÑA AMEZTOY

Hoy 30 de septiembre, a las 19.00, en FNAC-Bilbao (Alameda de Urkijo, 4) Begoña Ameztoy presenta su última novela, El sueño de Orión.

Tras una inusual entrevista de trabajo, Olga es contratada por Víctor Motta para viajar a Berlín y traducir un manuscrito copto. Pero las peculiares circunstancias que envuelven esta tarea no son más que el principio de una cadena de extraordinarias vicisitudes, tanto por la naturaleza del manuscrito, que parece custodiar un mensaje intemporal sobre el destino del ser humano, como por la personalidad de Victor Motta, que a partir de ese momento quedará vinculado al destino de la propia Olga. Secretos ancestrales y el enigma no menos insondable del ser humano —como especie y como individuo— se entremezclan en esta nueva y cautivadora novela de Begoña Ameztoy.

FRÍA VENGANZA (DAN SIMMONS)

LA NOVELA: En su búsqueda del desaparecido contable de los Farino, una familia de la mafia, Kurtz se mezcla con la gente equivocada, aunque por buenas razones. Solo cuarenta y ocho horas después de salir de la cárcel, ya tiene a dos asesinos de poca monta sorprendentemente eficaces siguiendo su rastro, a una preciosa pero indomable mujer en su cama, a un legendario asesino a sueldo llegado desde Dinamarca pisándole los talones, y los restos de su tormentoso pasado desmoronándose a su alrededor. En su travesía por las sombras de ese caótico submundo, Kurtz se topa con mercenarios, tarados, traidores y psicópatas. El desenlace será lo más devastador de todo.

RESEÑAS: En la última década, Simmons ha demostrado ser uno de los más versátiles, inteligentes e impredecibles novelistas del mundillo (Locus)
Simmons ha montado un relato excepcional de traición y violencia sin descanso. ¡Cuidado, tipos malos, Kurtz ha llegado! Recomendado fervientemente (Library Journal)
Simmons sabe hacer muy bien su oficio: escribir bien (Alfonso Merelo, SdCF)
En el subgénero de las novelas de detectives duros, ‘Fría venganza’ puntúa muy alto. El detective privado Joe Kurtz sabe dónde golpear, y Dan Simmons también (Jonathan Stone)

EL AUTOR: Dan Simmons nació en Illinois en 1948. Ejerció de profesor de literatura y redacción durante dieciocho años, además de dirigir programas de enseñanza para jóvenes superdotados.
En 1982 publicó su primera historia, con la que ganó un concurso de relatos cortos, y desde entonces se dedica a escribir a tiempo completo.
Aunque su obra más conocida hasta la fecha es la tetralogía de fantasía Los cantos de Hyperion, Simmons suele cultivar los géneros de la ciencia ficción, la fantasía, la novela policíaca, el de terror y el suspense, a veces mezclados en la misma obra, y siempre con brillantes resultados.
Fría venganza es un imaginativo guiño al género pulp, además de la presentación de Joe Kurtz, un detective que dará que hablar.

FICHERO DE NOVELAS NEGRAS: 244.-EL CASO DEL HOMBRE QUE MURIÓ RIENDO (TARQUIN HALL)

Título: EL CASO DEL HOMBRE QUE MURIÓ RIENDO
Título original: THE CASE OF THE MAN WHO DIED LAUGHING
Autor: TARQUIN HALL.
Editorial: ROCA.
Trama: El doctor Suresh Jha, un científico que ha dedicado toda su vida a desenmascarar a los falsos gurús y santones de la India y los trucos que utilizan para engañar a la gente, muere asesinado cuando hacía en público sus cotidianos ejercicios del “Club de la Risa”. El problema es que quien le ha asesinado, a la vista de una muchdumbre, es la diosa Kali, una espeluznante figura de cuatro brazos que le mata con una espada flamígera que se desintegró milagrosamente tras cumplir su cometido.
Personajes: Vish Puri, autoproclamado el mejor detective de la India, que pese a ser un hombre religioso y amante de las tradiciones, lucha, como el hombre asesinado, contra los engaños de los falsos santones, Fluorescente, antiguo ladrón reconvertido en detective, que trabaja para Puri lo mismo que Crema Facial, una antigua guerrillera maoísta nepalí, capaz de infiltrarse en cualquier lugar, el inspector Singh, concienzudo policía de etnia sij, que no se cree que a Jha le haya asesinado una diosa y conciente de sus limitaciones como investigador pide la ayuda de Puri para descubrir al asesino, Ancas y Mummy-ji, mujer y madre de Puri respectivamente, mujeres tradicionales que no dudan en acptar de la modernidad todo lo que les conviene y son capaces de embarcarse en una investigación paralela de un atraco, Maharaj Swami, santón que se había convertido en el siguiente objetivo del doctor Jha, protegido del ministro de Sanidad, Shivraj Sharma, arqueólogo y militante de un partido ultranacionalista, enemigo de todos los que no cumplan con los preceptos brahmánicos
Aspectos a Destacar: La descripción de una India abigarrada con múltiples idiomas y culturas, utilizando en ocasiones los tópicos que se le atribuyen tanto para confirmarlos como para rechazarlos, según los casos, y todo ello con la mirada de un autor conocedor del país pero ajeno a él, ya que es británico, no hindú.